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L’euro est mort. Vive l’Europe des patries et des projets.


Monnaie Euro
Il faut le dire brutalement : l’euro est mort car il s’est détruit lui-même. L’existence de l’Union Européenne (UE) telle qu’elle a été déconstruite depuis l’Acte unique et le vote du Traité de Maastricht, le système de l’euro et la politique de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont été autant d’instruments de la mondialisation financière. Bien que le Royaume-Uni ne soit pas membre de la zone euro, c’est l’inspiration de la City de Londres et la gouvernance de l’Empire britannique, sous sa forme monétariste anglo-américaine, qui ont prévalu sur le continent Européen. La manière de procéder de l’UE, de la BCE et de la zone euro a conduit à l’étranglement des États membres au profit d’un système financier opérant principalement depuis Londres, avec l’idéologie de l’Empire britannique. Son arme et son moyen de chantage sont l’endettement des États et la possibilité de spéculer sur cette dette publique continuellement et à la vitesse de la lumière. La manière de procéder de l’UE, de la BCE et de la zone euro a conduit à l’étranglement des États membres au profit d’un système financier opérant principalement depuis Londres, avec l’idéologie de l’Empire britannique. Son arme et son moyen de chantage sont l’endettement des États et la possibilité de spéculer sur cette dette publique continuellement et à la vitesse de la lumière. Par contre l’Europe ne doit plus être le cheval de troie de la mondialisation financière mais une locomotive de la reprise mondiale.

Explosion de l'euro


Monnaie Euro
C'est vrai, au début on avait râlé, déboussolés par le changement d'échelle, énervés par l'inflation larvée que chaque commerçant semblait vouloir imposer en usant du passage à l'euro comme prétexte ; puis le temps passant on s'y était habitué et même attaché. Or aujourd'hui il est sérieusement question de revenir au franc et au mark. La fin de l'euro n'est plus un sujet tabou. L'ampleur de la crise, les déséquilibres croissants, économiques mais aussi culturels, qui semblent éloigner plus que jamais les pays vertueux des cochons indisciplinés du sud, le coût croissant d'un éventuel sauvetage et la pression des opinions publiques qui tolèrent mal de se voir imposer des cures d'austérité provoquées par d'autres, sont autant de coups de couteau dans le dos d'un euro déjà mal en point. La classe politique, par conviction ou par populisme, commence à prendre parti. Les économistes aussi, qui devant la gravité de la situation, se demandent si l'abandon de la monnaie unique ne serait pas finalement la solution la moins coûteuse. Cela fait bien sûr mal au cœur d'abandonner le principal projet européen des deux dernières décennies mais ne faut-il pas aussi parfois savoir reconnaître un échec ?

Explosion de l'euro : Londres se prépare à la disparition de l'euro


L’explosion de l’euro
A Londres, ce sont les autorités qui évoquent, en termes détournés, la question. Un responsable de l’Autorité des services financiers a par exemple affirmé que les banques britanniques doivent être prêtes à faire face à toutes les possibilités, même les pires. Le Premier ministre David Cameron évoquait lui aussi le sujet il y a quelques jours. "Ici, hors de l'euro, il faut nous préparer à toutes les éventualités et c'est exactement ce que nous faisons". Alors face à une telle éventualité, les entreprises testent différentes méthodes pour échapper au scénario catastrophe. Placer des réserves de monnaie dans des investissements sécurisés et réduire les dépenses qui ne sont pas essentielles : voilà les mesures prises par les entreprises inquiètes. Elles mettent en place des plans pour limiter leurs dépenses, ou alors placent leurs réserves là où elles seront le plus en sécurité, notamment auprès des banques centrales. Le Financial Times évoque l’exemple de Siemens, qui possède sa propre banque depuis plus d'un an, afin de diminuer sa dépendance vis-à-vis des établissements touchés par la crise, et place des fonds auprès de la Banque Centrale Européenne. La première société de courtage pour les taux de change et les obligations d’Etat, a déclaré fin novembre qu’elle testait son système de trading afin qu’il résiste à un effondrement de la zone euro. Et elle n’est pas la seule, le dirigeant d’un fond d’investissement a l’Angleterre a dit aussi qu’une équipe de 20 personnes dans son entreprise se consacre entièrement à la gestion de tous les scénarios possibles.

Explosion de l'euro : Les entreprises ont déjà commencé à préparer le bouleversement

Explosion de l'euro
Des journalistes se sont entretenus avec des douzaines de responsables de multinationales. Leur question était simple : Envisagez-vous la fin de l’euro ? Et les réponses, dans leur grande majorité, positives. Les dirigeants des grandes entreprises réfléchissent déjà aux conséquences d’une disparition de la monnaie unique, et tentent de l'anticiper. Pourquoi faire de telles projections ? Les chefs d’entreprise observent depuis plusieurs semaines les dirigeants européens se battre pour tenter de maîtriser la crise des dettes souveraines ou évoquer la sortie de la Grèce de la zone euro. Dans ce contexte, ils sont nombreux à estimer qu’il est désormais nécessaire de se préparer contre une éventuelle disparition de la monnaie unique. Toutefois, dans les milieux d’affaires, il semble que cette perspective soit de plus en plus envisagée : à la mi-novembre, d’autre montre que sur 250 économistes près de la moitié pense que l’euro tel qu’on la connaît ne survivra pas sous sa forme actuelle. L’impact d’un tel scénario sur leurs activités serait important si des pays sortent de l’euro, on risque des dévaluations qui vont augmenter de beaucoup le prix des importations. Et les chefs d’entreprise ne sont pas les seuls à envisager le scénario.

Explosion de l'euro

L'explosion de l'euro
Impensable il y a encore deux mois, des pays Européens échafauderaient des plans en cas d'éclatement de la zone euro. Des banques nationales plancheraient notamment sur la possibilité de ressusciter leurs anciennes monnaies nationales, qu'elles n'impriment plus depuis le lancement de l'euro en janvier 2002.
Au moins une des dix-sept banques nationales de la zone euro, la Banque d'Irlande, réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets et relancer ainsi sa propre monnaie, précise le quotidien américain. Et selon certaines rumeurs, la Banque de Grèce frapperait secrètement des drachmes, la monnaie officielle grecque avant l'adoption de l'euro. Une porte parole de la Banque a toutefois démenti ces bruits.
Parallèlement, de nombreuses banques centrales hors de la zone euro prépareraient des mesures défensives en cas de disparition de la monnaie européenne. Notamment, la Banque de Suisse réfléchirait à la possibilité de remplacer la monnaie unique, actuellement utilisée comme monnaie de référence pour le franc suisse, par une autre devise ou un panier de devises. Au Monténégro, dont la monnaie officielle est l'euro bien que le pays n'appartienne pas à la zone euro, des responsables politiques envisagent «un vaste panel de possibilités allant de l'utilisation d'une autre monnaie officielle au lancement de leur propre monnaie». Toutefois, la banque centrale du Monténégro n'est pas autorisée à frapper sa monnaie. De même, la Bosnie ou la Lettonie dont les monnaies sont indexées sur l'euro réfléchiraient également à de possibles devises remplaçantes.